Mars…

… où on nous rappelle que nous allons célébrer le 15 le 2065 anniversaire de l’assassinat de César en plein Sénat, au détour d’un passage de Plutarque, racontant qu’un devin avait prédit, sans succès, au cher Jules de se méfier des Ides de Mars. Un an après le début du Coronacircus, manifestement, on ne s’est pas assez méfié. Et, pour l’avenir, Soeur Anne ne voit pour l’instant rien venir…

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Le 1er…

… où nos chers voisins gaulois font le buzz avec la condamnation à une peine ferme d’un an de leur ex-Président pour corruption et trafic d’influence.

Certes, il s’agit d’une affaire franco-française, mais elle est intéressante car le message sous-jacent que nous envoie ce Tribunal parisien qui veut que Sarko se balade une année avec un bracelet électronique et que notre Conrère Thierry Herzog, subisse le même sort, étant de surcroît privé du droit d’exercer le Barreau pendant 5 ans, c’est que le République des Juges veut prendre le dessus.

Impossible de passer à côté du caractère éminement politique de cette affaire que le site de Causeur quanlifie de « produit juridique dérivé ». Tout d’abord, cette condamnation qui se veut exemplaire démontre que, pour les justiciables élus (taduction : politiquement exposés), le doute ne profite plus à l’accusé. Ensuite, on condamne parce qu’on a écouté les conversations entre un avocat et son client, ce qui est une nouvelle entorse à une autre règle, celle du secret professionnel, gardien des libertés. Mais, aujourd’hui, d’aucuns pensent que ces libertés ne doivent pas être les même pour tous. Enfin, ces fameux juges estiment que l’infraction est réalisée alors qu’ils admettent, écoutes à l’appui, que Sarko et son avocat n’ont évoqué qu’une possibilité d’obtenir l’appui d’un magistrat (troisième larron condamné) en lui faisant miroiter un joli poste au soleil de Monaco. En réalité, il ne s’est rien passé. Aucune suite, pas d’infos obtenus et pas de poste…

Comme le relève Pascale Roberd-Diard dans Le Monde, Ce qui était frappant à cette audience, c’était de voir la mobilisation considérable des moyens, tant du côté de l’accusation que de la défense. Le Parquet national financier, fragilisé par d’autres polémiques, y jouait sa réputation. La défense avait mobilisé tout le barreau de Paris au soutien de son confrère Thierry Herzog et en appelait au sacro-saint respect du secret professionnel de l’avocat. Les écoutes en elles-mêmes étaient accablantes, mais les faits qu’elles révèlent n’apparaissent pas d’une gravité qui justifiait cette débauche de moyens des deux côtés« .

Et maintenant ? Direction l’Appel et, probablement Strasbourg. Car le point d’ancrage de toute cette affaire va au-delà des guéguerres politiques. C’est la légalité de l’utilisation des écoutes entre un avocat et son client.

Le 2…

… où c’est la Perm’ en temps de Covid.

Pour rappel, les membres de notre Ordre se relaient tous les mardis dès 17h00, pour assurer une Permanence Juridique. 20 minutes environ de consultation pour CHF 30.-. En temps normal, la salle d’attente est bondée et les gens défilent par ordre d’arrivée, jusqu’au dernier. Là, les couloirs sont déserts. Il faut prendre rendez-vous pour une heure fixe. Les avocats attendent donc « le suivant » en discutant le bout de gras avec la secrétaire…

C’est plus calme, mais on s’ennuierait presque…

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Le 3…

… où l’on rencontre un personnage qui mériterait sa place dans le Guiness Book.

Il a facturé 300 heures de travail à une entreprise pour développer son site internet et, quand on lui demande s’il peut donner des preuves tangibles de son travail, il répond : »Tout est dans ma tête« .

Trop fort !

PS : on pourra lui demander des comptes sous l’angle d’une violation de la Loi fédérale sur la concurrence déloyale, parce que, là, franchement, les autres peuvent mettre la clé sous le paillasson si ça se sait.

Le 4…

… où, s’il fallait encore une preuve que les relations personnelles sur le lieu de travail ne sont pas sans risque pour le bon fonctionnement de l’entreprise, celle-ci devrait régler la question.

Mon Cher Partenaire et notre Chère Secrétaire, qui ont convolé par le passé, se rendaient ce matin gaiement et conjointement vers la #FaireCave sur leur pétaradant scooter, quand une camionette de livraison leur coupa « impromptument » (en français dans le texte, mais le Petit Robert nous dit que ce mot n’est pas répertorié…) la route. Heureusement, Dame Chance passait par là et l’état des lieux se limite « seulement » à une litanie de plaies et bosses pour les deux et une épaule fortement contusionnée qui tiendra Me Jack loin des courts ces prochaines semaines (le principal intéressé râle déjà!)… Mais voilà, ce matin à 7h18, l’Etude était proprement décapitée…

Des moines, voilà, il faut s’entourer de moines, pour pallier à certains risques organisationnels, quoique…

Cadfael - Alchetron, The Free Social Encyclopedia
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