February…

… où l’on espère que ce second mois sera un peu plus clément en microbes et virus de toutes sortes. Parce que, si l’on regarde en arrière, durant Janvier, tous les acteurs de la #FaireCave, ont connu une voire deux périodes de repos contraint et forcé. Restons zen, mais si les épidémies en tous genres pouvaient passer leur chemin désormais… Ok, cross fingers and let’s February groove come…

Le 1er…

… où l’on reçoit enfin la décision du Juge de police dans l’affaire des vaches fugueuses.

Que du bonheur, puisque le client est acquitté. Mais quelle attente aussi, surtout pour le client. L’avocat sait que n’importe quelle décision déclenche presqu’immanquablement un délai. Donc, quelque part au fond de notre cerveau reptilien, déjà sévèrement mis à mal par la routine, un verrou bloque sur « attente ». Mais pour le client, c’est différent. Déjà que l’avocat est trop souvent procrastinateur à son goût. Voilà que c’est le Juge maintenant qui se fait attendre.

La « vérité » judiciaire est déjà relative. Que dire alors du temps judiciaire, qui, même quand les tribunaux ne brandissent pas l’étendard « Justice surchargée », s’écoule toujours trop lentement au regard du justiciable ? En droit civil, c’est normal. L’établissement précis des faits est une première étape astreignante. Puis vient la recherche de la norme applicable et son éventuelle évolution au fil de la jurisprudence. On peut tourner un moment autour du pot, sans en trouver la solution. L’avocat préfèrera toujours que le Juge y réfléchisse à deux fois, afin de ne rien louper d’important.

Le pénal, ce doit être l’inverse, même si, aujourd’hui, les technocrates du droit souhaiterait une répression sans trop d’audience. C’était d’ailleurs un peu l’idée du nouveau (2011 !) code de procédure pénale. On parlera de tout et de rien à l’enquête, mais on ne devrait pas répéter les mêmes propos lors de l’audience de jugement. Cette idée est – heureusement – majoritairement considérée comme dépassée, en tous cas en première instance. Car comment se faire une idée de la personnalité de l’accusé si on ne lui demande rien ou presque et donc s’il est là plus comme spectateur que comme l’acteur central de la pièce qu’il est en réalité ?

En résumé, dans les affaires pénales, c’est le feeling qui doit guider la Justice et pas le récurrent « il n’y a pas de fumée sans feu »…

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