Comprendre un verdict (méthode Salomon)

11/30/2011 § Poster un commentaire

Le Juge au prévenu :

– Monsieur, veuillez vous lever pour entendre mon verdict. Le Juge de Police (notez l’utilisation de la 3ème personne; Je est un autre au Tribunal, mais Rimbaud n’y est pour rien ) vous reconnaît coupable d’infraction à la LACP, mais vous exempte de toute peine. L’audience est levée. Bonne journée Monsieur, bonne journée Maître.

Le client à l’avocat, à la sortie de l’audience :

– Je ne suis pas sur d’avoir bien compris.

L’avocat au client :

–  En fait, c’est une situation assez particulière qui a cours sous nos latitudes, lorsque  le résultat de l’audience n’est pas tout à fait celui qu’escomptait  le Juge. Fidèle à une certaine morale judéo-chrétienne , il fait application  d’une méthode de jugement millénaire, mais qui a fait ses preuves : « la méthode Salomon ».

– Je ne suis toujours pas sûr de bien comprendre…

 – Eh bien voilà, coincé entre deux versions, celle du policier à qui il a envie de faire confiance et la vôtre, celle du prévenu, dont il est obligé de tenir compte, si elle est cohérente,  le Juge donne ni tout à fait tort ni tout à fait raison à chacune des parties .  Au policier qui vous accuse , sans l’ombre d’une preuve , il lui accorde votre condamnation à une amende. Mais comme, justement, c’est votre parole contre celle du policier et que, même si tout le monde sait bien que les policiers ne peuvent pas mentir,  par ce qu’ils déposent sous la foi du serment de fonction, ce qui est bien évidemment une garantie de fiabilité à toute épreuve (faireNote : jamais, dans le monde entier, aucun policier n’a menti , c’est bien connu, j’y reviendrai), eh bien, le juge a quand même des doutes, Alors , il fait sauter votre amende . Comme cela, tout le monde est content.  Du moins,  c’est ce que pense le juge.

– Je ne suis pas content et n’y comprends toujours rien .

– Rassurez-vous, il m’a fallu du temps pour m’y habituer.

Où suis-je ?

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