Je t’aime ! Moi non plus…

11/29/2011 § Poster un commentaire

La Cour d’appel d’Aix-en-Provence innove en matière de dommages et intérêts. Elle vient de condamner un homme à 10’000.- euros de dommages et intérêts pour abstinence sexuelle envers son épouse.

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire lire l’article paru sur le site de Madame Figaro.

« Il fallait oser. Une Française a porté devant les tribunaux le désert  sexuel de son couple et obtenu gain de cause. Elle reprochait à son  conjoint avec qui elle était mariée depuis 21 ans de la délaisser  sexuellement. La cour d’appel d’Aix-en-Provence a estimé qu’il y avait  préjudice et l’a condamné à lui verser 10 000 euros de dommages et  intérêts. Cet arrêt a été rendu en mai dernier  mais il n’a été révélé que cette semaine dans la Gazette du Palais. Le  juge des Affaires familiales de Nice qui avait prononcé le jugement de  divorce de ce couple en 2009 l’avait déjà fait aux torts exclusifs  de l’époux.

Le mari s’est défendu en récusant l’absence de désir  mais en expliquant qu’il était bien trop fatigué pour faire l’amour.  En  effet, il a évoqué un simple espacement des rapports, du fait de ses  problèmes de santé et d’une fatigue chronique générée par ses horaires  de travail. Cela n’a pas suffi. Les magistrats ont estimé que cela ne  justifiait pas une incapacité totale. Pour les magistrats aixois, les attentes de l’épouse  étaient légitimes dans la mesure où les rapports sexuels entre époux  sont notamment l’expression de l’affection qu’ils se portent  mutuellement.

Pour l’avocate Emmanuelle Pierroux, dont les propos ont été récueillis par l’AFP, la thèse  développée par les magistrats aixois est erronée et choquante tant le  devoir conjugal n’implique pas nécessairement l’existence d’une  sexualité active entre époux. « À quand, ironise-t-elle, l’élaboration  d’un tableau des préjudices d’abstinence forcée sur le modèle de ceux  des maladies professionnelles, annexés au Code de la Sécurité sociale ? »

Faut-il s’effrayer de voir le lit conjugal ainsi livré en  pâture ? Se réjouir de constater que l’épanouissement sexuel d’une femme soit pris  en compte dans ce jugement, là où la morale populaire veut que ce soient plutôt les hommes qui réclament des rapports ? Ou compatir pour cet homme qui va probablement mettre des  années à se reconstruire un semblant de virilité. »

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