Septembre… September…

… où, sur fond de September Song reprise par Lou Reed, on se prépare à faire face à l’avalanche des échéances des délais suspendus pendant les féries judiciaires qui vont s’abattre sur les avocats (comme la vérole sur le bas clergé espagnol)…

Le 1er…

… où j’ai eu l’impression de participer à un remake d’Intervilles ou de Jeux sans Frontières. En guise d’arène, une salle de Tribunal. Les concurrents : d’un côté, l’équipe locale, représentée par votre serviteur; de l’autre, l’équipe russe, composée de la veuve (sans orphelin) qui actionne l’équipe locale (une assurance), l’équipe allemande (venue de Berlin) représenter la veuve, l’équipe mixte des traducteurs (français – russe et russe – allemand) et l’arbitre sans sifflet, soit Madame la Présidente .

1ère épreuve : les questions préliminaires, où l’on se passe quelques documents de part et d’autres, les miens sont en français, les autres sont en russes. Incompréhension mutuelle. Egalité…

Seconde épreuve : identification ou plutôt compréhension des bases juridiques sur lesquels entend se fonder la veuve pour justifier la prime unique de $100’000.- à laquelle elle prétend. L’équipe berlinoise tente une persée en essayant de ramener le droit communautaire sur le tapis. Loupé, le contrat d’assurance est soumis au droit helvète.

Troisième épreuve : décision sur la suite de la procédure, l’arbitre présidentielle cherche comment formuler correctement les questions en français à poser à une tierce partie. Partie serrée entre traductions contestées et jeux sur les mots. L’arbitre tranche selon sa propre compréhension du contrat. Egalité…

Dernière épreuve : respect de la procédure par l’équipe berlinoise qui ne pige que dalle au code de procédure civile helvète et qui se fait recadrer par l’arbitre. Un point pour nous.

Au lieu des fanfares et des cris du public, des interventions en français, c’est normal, en allemand et en russe, avec en intermittence les traducteurs qui essaient de retrouver le fil (rouge), au milieu des tentatives de l’arbitre de respecter un semblant de procédure, sans grand succès. C’est le capharnaüm complet.

Prochaine étape : d’ici quelques mois… ça promet

Le 2…

… où je retourne chez mes petits camarades de jeu de la police pour déposer plainte contre 4 Louise pas trop inconnues qui ont un tout petit profité de la bonté (désintéressée, et le pire c’est que c’est vrai !) de mon client et s’énervent parce que, maintenant, ce brave philanthrope a décidé de fermer le robinet.

Florilège de quelques unes des saillies drolatiques dont il a le secret, quand il est mis sous pression.

L’inspecteur : Alors comme ça, vous leur avez donné beaucoup de sous, comme ça sans raison ?

Réponse : Mais non, pas sans raison. Ce sont de braves filles qui sont dans la difficulté. Elles ont toutes eu des problèmes de santé et je les ai aidé, en leur donnant de l’argent. Je n’ai pas de problème de gestion.

L’inspecteur : Mais quand même, 450’000.-….

Réponse : Ouais bon, je reconnais que, parfois, mon système a quelques failles…

Le 4…

… le même client m’annonce qu’il a conclu 4 contrats leasing portant sur 3 Cayenne et 1 S 200, pour que ses copines puissent le véhiculer à sa guise, et me confie en fin d’entretien que, finalement, ce n’était pas une très bonne idée…

Faut voir…

Le 5…

… où je monte à la capitale avec une collab’, 2 ordis, 4 dossiers, et j’en reviens sans les avoir perdus !

 Le 8…

… où je découvre que les réalités du terrain échappent complètement aux têtes soi-disant pensantes de la fonction publique. Par exemple, un chef de service, nommé depuis peu, pense pouvoir fermer une sortie d’autoroute pendant tout un samedi, juste pour assurer la fluidité du trafic d’une manifestation. Et la dizaine de centres commerciaux qui dépendent de ces sorties d’autoroute ? Réponse : Ils n’ont qu’à s’adapter ! Je voudrais bien être là quand leurs directeurs apprendront la bonne nouvelle…
Autre morceau choisi : l’accès à la manifestation sera assuré par des bus navette que nous allons faire passer par cette route.
Vous avez tout à fait raison, Cher Monsieur. C’est une excellente idée que de faire passer des bus-accordéons par une route de quartier, limitée à 30 km/h, où la circulation est encore compliquée par des îlots et des ralentisseurs de trafic. Vous voyez ce virage à angle droit sur le plan ? Vos bus ne pourront ni tourner ni se croiser…
Ah oui…
Le 9…
… où j’appelle le Ministère public de la Confédération, pour savoir s’il y a du nouveau dans un dossier en charge d’un procureur actuellement en vacances. Réponse de sa greffière : Mais non, que voulez-vous qu’il se passe dans ce dossier, pendant les vacances du Procureur ?
Suis-je bête ! Évidemment qu’il ne peut rien se passer. Cependant, je dois quand même faire quelque chose de faux, parce que, moi, il se passe toujours des trucs embêtants dans mes dossiers pendant que je suis en vacances…

Le 10…

… où je suis toujours sidéré de voir un avocat, pardon un Confrère, qui est le énième défenseur d’un ex-mari, dont la seule vocation semble être de pourrir la vie de son ex-épouse, reprendre en chœur les accusations infondées et grotesques de son client concernant son droit de visite, sans le moindre recul, alors que, s’il avait lu son dossier, il aurait constaté que ses prédécesseurs ont tous abandonné la partie, après avoir constaté que leur client était ingérable.
On en rediscute dans 6 mois…

Le 11…

… où je me dis que, même si mon hygiéniste dentaire est tout à fait charmante, je trouve pour le moins inconvenant cette manie de mettre ses doigts et toutes sortes d’instruments dans ma bouche !

Le 12…

… où un procureur, à qui je demande pour la seconde fois pour quelle raison il a fait embarquer mon client par la police devant sa mère, à son domicile, en le décrivant comme extrêmement dangereux et peut-être en possession d’armes, 2 mois et demi après une information de la Justice de paix, le dénonçant comme s’étant probablement rendu coupable de violences conjugales, laps de temps durant lequel il ne s’est rien passé, même pas une plainte de la supposée victime, me répond à nouveau à côté.
Je ne dois pas avoir utilisé les bons mots ou la bonne langue. On verra si le Conseil de la Magistrature me comprend…

Le 14…

… ou la météo pourrie, en ce dimanche, me permet de ressortir 2 cadavres du placard où ils croupissaient depuis belle lurette. Opération nécessaire, cette semaine, 2 audiences seront consacrées à ses dossiers et je me rends compte que ce ne sera pas du gâteau.
La nuit sera courte…

Le 15…

… où une cliente, qui doit produire aux Juges, jusqu’à aujourd’hui, la copie de l’acte de vente authentique d’un terrain, m’envoie l’acte authentique de l’augmentation de la cédule hypothécaire, ainsi que le projet d’acte constitutif d’une PPE, et m’envoie un mail avec un smiley pour me demander si tout est en ordre ! Aaaarghhh
Décidément, je dois avoir un problème de communication générale ces temps ! Il faudrait peut-être que je consulte.

Le 16…

… où l’effet boomerang des féries judiciaires déploie toute sa vigueur en ce jour béni où pas moins de 7 échéances viennent s’échouer sur mon bureau. Heureusement le Dieu des avocats a inventé le dictaphone ! Eh non, c’est aujourd’hui qu’il décide de se mettre en rade. Restons zen…

Le 17…

… où le premier de mes cadavres se retrouve devant le Tribunal des prud’hommes. Donc, l’audience se tient en fin de journée, soit dès 16h15. L’audition de ma cliente se passe bien, celle de ces 2 employeurs un peu moins. Entre trous de mémoire, contrevérités, allégations infondées et attaques personnelles, je n’ai même pas besoin d’intervenir. Le Président s’en charge pour moi en remettant à l’ordre ses 2 patrons pour le moins arrogants.
Je croyais avoir tout entendu, mais leur avocat a décidé d’en remettre une couche dans sa plaidoirie. En résumé, le principal reproche de ses 2 loustics à ma cliente est d’avoir refusé de faire pression sur son époux, pour qu’il licencie l’un de ses employés, parce qu’il avait commis une infraction à leurs dépens. Conséquence : contrat résilié avec effet immédiat pour rupture du lien de confiance. Dans sa plaidoirie, leur avocat compare l’employée à l’ancienne Conseillère fédérale Élisabeth Kopp qui avait dû démissionner, en son temps, parce qu’elle avait transmis des informations confidentielles à son époux, qui les avait utilisées professionnellement ! Ils y en a qui ont de l’imagination tout de même ! Tiens, le Président secoue la tête d’un air consterné…
Je ne sais pas pourquoi, mais, sur ce coup-là, je vois difficilement comment on pourrait avoir tort sur toute la ligne.

Le 18…

… où c’est le tour du second cadavre de venir faire risette à la justice. Mon client est un agriculteur à qui l’on reproche d’être responsable de la présence de nitrates dans l’eau d’une source qui alimente une maison locative. Cette présence de nitrates ne constitue pas une pollution, sens légal du terme, mais les services sanitaires interdisent tout de même qu’elle soit qualifiée d’eau de table. La propriétaire de l’immeuble ne veut pas se relier au réseau communal, parce qu’elle est très fière de pouvoir boire l’eau de sa source. Le problème est que ce n’est pas sa source, puisqu’elle se trouve sur le fond de mon client et qu’elle ne dispose que d’un droit de source, soit une servitude qui lui donne le droit de capter l’eau de la source, mais il n’est écrit nulle part que cette eau doit avoir une certaine qualité. Et l’autre problème est que mon client est un agriculteur modèle, qui exploite son domaine dans le strict respect des prescriptions légales agricoles.
Pourtant, rien à faire. Je sens bien que le Président du Tribunal considère la présence de nitrates comme une véritable pollution. Il demande à mon client : Mais, finalement, si je comprends bien, vous n’avez qu’à diminuer le rendement de cette parcelle en limitant les engrais et cela aura pour conséquence une baisse du taux de nitrates sur l’eau de la source.
Imperturbable, pétri de bon sens terrien, mon client rétorque : Alors là, vous n’avez rien compris. D’abord, l’eau de la source provient de plusieurs endroits dans le domaine au-delà de la parcelle en question. Donc si j’arrête de semer sur cette parcelle, cela ne changera strictement rien. Ensuite, que vous traitez 20 ou 100 dossiers, à la fin du mois, votre salaire est le même. Moi, je paye mes factures, mes ouvriers, et mes impôts, grâce au rendement de mes terres. Et vous me demandez de le diminuer, comme ça, pour faire plaisir à Madame ?
Et bien, aussi surprenant que cela paraisse, le Président a très mal pris qu’on lui dise qu’il n’avait rien compris. Il devrait demander l’avis du juge assis à sa droite, que je soupçonne fortement d’avoir des connaissances du milieu agricole. Parce que, avec le regard éberlué qu’il lui a jeté quand il a posé la question, j’ai l’impression qu’il a un peu plus les pieds sur terre.
À la prochaine audience, nous entendrons des experts des questions agricoles et hydrologiques. En principe, il faut toujours se méfier des auditions des experts, cela part souvent en cacahouètes. Mais là, ils seront indispensables.

Le 19…

… où pris d’un élan de folie furieuse incontrôlable et surtout incompréhensible, je dirige inexorablement notre responsable de l’informatique, affectueusement surnommé « Bill Gates » (je sais c’est nul, mais bon, les informaticiens ont un humeur complaisant, c’est connu) vers le serveur avec pour mission une mise à jour complètes des mails, du stockage des données, d’Outlook, bref, tout ce qui fonctionnait sans anicroche depuis des mois. Faut être malade je vous dis. Pourquoi tout chambouler quand tout roule ? Mais parce qu’on n’a pas le choix. Nouvelle version d’Outlook, d’Exchange, d’Office, à installer sous peine de prêcher bientôt seuls dans le désert virtuel…

Ils ne savaient pas la chance qu’ils avaient avec leurs papyrus et leurs tablettes de cire…

Le 22…

… où, comme prévu, le WE a été un long fleuve très peu tranquille. Toutes ces aventures informatiques ont considérablement perturbé le serveur. Les secrétaires râlent un peu Mais Outlook c’est en anglais maintenant ?!? … Oui, et ne me dites pas que vous ne comprenez pas que « Inbox » c’est la boîte de réception !  …Ok, mais pourquoi mon adresse mail a changé alors ? … Parce que c’est comme ça, rogntidju …

Côté ordis, ça plante par ci par là . Rien de bien méchant, juste 63 téléphones avec Bill Gates qui contrôle son univers à distance, avec sa gamine de 2 ans qui fait des gazouillis dans le combiné pendant que papa essaie d’expliquer à l’avocat la marche à suivre pour désinstaller un programme qui bug. Un brin excédé mon Bill…

Le courrier attendra demain. Par contre, la crève c’est pour aujourd’hui…

Le 23…

… où équinoxe rime avec Kleenex et Mailbox

Les courriels s’égarent, puis réapparaissent comme par miracle, entre deux éternuements, puis c’est au tour des rdv de l’agenda de se faire la malle, récupérés in extremis au bord du trou noir virtuel par Bill Gates (je ne vais pas lui tresser une couronne, c’est lui qui les avait égarés; une chance pour lui, sinon c’était : enterré vivant avec des fourmis rouges !). Tout rentre gentiment dans l’ordre, sauf pour un PC qui résiste encore et toujours à l’envahisseur. Word ne répond plus…

Le 24…

… où, puisque quand on aime on ne compte pas, c’est la migration des données vers une nouvelle plateforme qui démarre. Temps estimé : 4 jours ! Sans les surprises bien sûr.

Les clients que je rencontre en début d’après-midi me trouvent mauvaise mine. Meuh non voyons… Juste un petit coup de fatigue…

Le 26…

… où je découvre le pouvoir des batraciens.
Explication : tout le monde est d’accord autour de la table. Il y a là le responsable juridique de l’aménagement du territoire de la Comté, le représentant du Service forestier, du Service de l’environnement, le responsable des sections Air et Bruit, du Service de la mobilité, un représentant du bureau d’ingénieurs chargé de coordonner le projet, les délégués des Communes concernées et Bibi qui représente justement l’une de ces communes. Le projet ? La réhabilitation d’un site ayant abrité une décharge, puis une gravière, site sous haute surveillance, par ce que son exploitation remonte à des temps immémoriaux et que personne ne sait quelles cochonneries ont été enterrées là-dessous.
Tout le monde d’accord dis-je. Le projet est ficelé, sous toit. Le planning défini. Cela a pris des mois pour en arriver là, tout le monde se renvoyant la balle, parce que ça va coûter bonbon cette histoire. Tout roule ?
Eh bien non. C’est alors que la responsable du Service nature et paysage, attire notre attention sur l’obligation de créer des biotopes pour abriter la reproduction du Crapaud Calamite ! Du quoi ? Le Crapaud Calamite, batracien improbable se reproduisant dans l’eau stagnante des ornières. Il va donc falloir créer des ornières et mettre de l’eau dedans pour que cette brave bestiole puisse batifoler en toute quiétude.
Devant l’air interloqué, voire passablement agacé, des personnes attablées, la Responsable du Service des talibans de la grenouille admet que, bon, finalement, quand elle a écrit dans son préavis que les 8000 m² du site devaient être dévolus à un seul et unique biotope, c’était peut-être un peu exagéré. Une ou 2 gouilles par-ci par-là devraient suffire à satisfaire les exigences de son Service.
Après l’histoire de la grenouille qui voulait dévorer un bœuf, voilà donc l’histoire du crapaud qui a bien failli stopper la réhabilitation de 900 000 m³ de caillasse…

Le 29…

… où je découvre qu’une affaire apparemment simple et un problème de procédure basique peuvent s’avérer en définitive éminemment compliqués pour des histoires de vaudeville.
Dans la salle de conférence, Pierre et Paul sont assis côte à côte. Ils exploitent une PME qui occupe des locaux propriétés de la Ville, qui est donc techniquement et juridiquement leur bailleur. Leur société est en procès avec un ex-sous-locataire qui, en fait, veut surtout faire le procès de la Ville qui l’aurait empêché de développer son commerce. J’ai donc proposé que la municipalité intervienne au procès aux côtés de mes clients pour expliquer qu’ils n’ont fait qu’appliquer le règlement, ce que savait pertinemment cette truffe de sous-locataire et que s’il a dû plier bagages, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même.
Une représentante du Conseil participe donc à la séance et, une fois les explications techniques données, dit que, pour elle, la situation est claire et que l’intervention de la Ville lui semble tout à fait adéquate. Mais, pour être sûr, elle va quand même demander l’aval du Chef du Service juridique. Pas de problème, chère Madame, vous pouvez lui dire de se mettre en rapport avec moi, s’il a des questions complémentaires.
La séance est levée. À peine une demi-heure plus tard, Pierre m’appelle.
– Je n’ai pas osé dire une petite chose, tout à l’heure.
– Ah bon ? Rien de grave ?
– Ben, je ne sais pas trop. Voilà, l’épouse du Chef du Service juridique de la ville l’a quitté la semaine dernière !
– … Excusez-moi, mais je ne vois pas bien le rapport avec notre affaire (du ton de : Mais qu’est-ce que vous voulez que ça me foute ?)
– Le problème, c’est que la Miss est partie avec mon associé, Paul…
– Ah… Là…  forcément. Nous voilà bien…

Le 30…

… où septembre s’achève sur une journée plutôt mouvementée.
Cela commence avec le blues de l’informaticien, confronté à un problème de synchronisation dont il ne trouve pas la solution. En désespoir de cause, il s’adresse au site d’aide en ligne de Microsoft. Et voici le message subliminal qu’il reçoit en retour.

« Nous n’avons aucun conseil particulier à vous donner pour cette action, mais n’hésitez pas à chercher par vous-même »

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Eh bien voilà, suffisait d’y penser. Ouf..

Et, enfin, puisqu’il faut bien parler boulot, et là, ce n’est pas une mince affaire, aujourd’hui, un gamin de 14 ans a franchi les portes de notre cabinet. Son regard et son assurance sont un tout petit peu inquiétants pour son âge. Accusé non pas de simples attouchements, mais d’avoir imposé des rapports sexuels complets sur 2 camarades âgées d’à peine plus de 10 ans, qu’il aurait séquestrés et forcés en les obligeant à regarder des films pornographiques, il ne se contente pas de nier les faits. Il a déclaré ce matin à la Juge d’instruction des mineurs, en la regardant droit dans les yeux qu’il n’avait rien à lui dire et qu’il faisait usage de son droit de se taire. Comme ça, tout seul. Confronté à des textos de menace explicite que son portable a envoyé à une des victimes, il se contente de dire qu’il n’a rien à voir avec ça. Hannibal Lecter en miniature ? Psychopathe en herbe ? Enfant lui-même abusé ayant développé sa propre stratégie de défense ? Innocent ? Les paris sont ouverts, mais, pour tout dire, la sérénité n’est pas au rendez-vous. Loin de là.
Ainsi s’achève septembre sur les notes du dernier album de Marianne Faithfull… « Sparrow will sing », tout un programme…

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